Erreurs SEO Shopify : les 12 plus fréquentes
Les 12 erreurs SEO Shopify que je retrouve en audit : canonicals, variantes, robots.txt.liquid, sitemap, alt text. Avec code et correctif concret.
Dans cet article
La plupart des playbooks Shopify SEO qui circulent sur le web sont, en réalité, des playbooks WordPress recyclés. Ça se voit tout de suite : ils parlent de functions.php, de l’édition du .htaccess, de plugins SEO. Rien de tout ça n’existe dans Shopify. Et cette différence n’est pas cosmétique, elle est structurelle. Shopify a ses propres limites, et aussi ses propres raccourcis. Si vous suivez le mauvais manuel, vous perdez du temps à vous battre avec des choses que la plateforme gère déjà, et vous ignorez les vraies erreurs qui plombent votre positionnement. C’est la tension que ce post essaie de résoudre.
Ça fait plusieurs années que je fais des audits SEO spécifiques Shopify. Voici les 12 erreurs que je retrouve le plus souvent, classées plus ou moins par impact et facilité de correction. Certaines, vous pouvez les rayer de votre liste en moins de 10 minutes. D’autres demandent de toucher au Liquid ou de passer les apps en revue une par une. Toutes sont concrètes : code, fix, vérification. Si vous préférez le contexte plateforme avant d’entrer dans le détail, mon post sur Shopify SEO vs WordPress SEO couvre les différences de fond.
En 30 secondes :
- Trois erreurs se règlent en moins de 10 minutes et font bouger le positionnement en deux ou trois semaines : alt text vide, meta descriptions dupliquées dans les collections, et pages
/searchindexées- Shopify permet d’éditer
robots.txtviarobots.txt.liquiddepuis juin 2021 (Shopify Help Center)- Le thème Dawn intègre le schema Product/Offer automatique sur les fiches (Shopify.dev)
- Les Core Web Vitals (LCP, INP, CLS) sont un facteur de positionnement officiel selon Google Search Central
- La plupart de ces erreurs n’apparaissent pas dans l’admin Shopify : il faut lire le sitemap XML ou le code source à la main
Canonical tags mal générés sur les collections paginées
Dans les audits que j’ai faits cette année, c’est l’erreur qui fait entrer le plus d’URLs inutiles dans l’index Google. Shopify pagine les collections avec ?page=2, ?page=3, etc. Par défaut et selon la documentation du Shopify Help Center sur les URLs canoniques, le canonical pointe vers l’URL sans paramètre, ce qui est correct. Sauf que beaucoup de thèmes tiers cassent ce comportement.
Le pattern cassé que je vois : /collections/tshirts?page=2 renvoie un canonical pointant vers /collections/tshirts?page=1, ce qui crée une chaîne. Google, selon Google Search Central sur la canonicalisation, traite les chaînes comme un signal faible et peut ignorer le canonical entier. Résultat : les pages paginées se concurrencent entre elles.
Comment le détecter
Ouvrez /collections/votre-collection?page=2 dans le navigateur, clic droit, « Afficher le code source ». Cherchez <link rel="canonical". S’il pointe vers ?page=1 ou vers la même URL paginée, c’est cassé.
Le fix en Liquid
Ouvrez le thème, layout/theme.liquid, et repérez la balise canonical. Remplacez-la par quelque chose comme :
{%- if template contains 'collection' and current_tags == blank -%}
<link rel="canonical" href="{{ canonical_url | split: '?' | first }}">
{%- else -%}
<link rel="canonical" href="{{ canonical_url }}">
{%- endif -%}
Ça force le canonical de toute page de collection paginée à pointer vers l’URL de base, sans query string. Vérifiez ensuite dans Google Search Console, outil d’inspection d’URL, que Google reconnaît bien le bon canonical.
Shopify génère automatiquement les canonical tags sur les collections paginées selon son Help Center, mais les thèmes tiers écrasent souvent ce comportement. Google traite les chaînes de canonicals comme un signal faible, comme expliqué dans son guide de canonicalisation.
Meta descriptions vides sur les collections
Shopify ne génère pas de meta description automatique sur les pages de collection. Son propre guide SEO sur le Shopify Help Center le confirme : soit vous les écrivez, soit elles n’existent pas. Quand vous ne les écrivez pas, Google pioche des bouts aléatoires du HTML, en général dans le menu ou le footer. Sur les pages de collection d’une marque de cosmétique que j’ai auditée début 2026, plus de 200 SKUs, 17 collections actives sur 23 n’avaient pas de meta description. Google affichait, littéralement, du texte de navigation dans les snippets.
Ça vous coûte du CTR. Et le CTR, c’est un signal de qualité implicite.
Le fix
Pour chaque collection, allez dans Boutique en ligne > Collections > [nom] > Modifier l'aperçu pour les moteurs de recherche. Écrivez 140-155 caractères qui répondent à l’intention : ce qu’il y a dans la collection, prix d’entrée, différenciateur. Exemple : « T-shirts en coton biologique à partir de 25 €. 40 modèles, livraison 48 h, retour gratuit. Achat en ligne sur [marque]. »
Si vous avez 100+ collections, il existe des apps comme SEO Manager ou Smart SEO qui permettent de les générer en bulk avec des templates. Perso, je préfère les écrire à la main pour les 20 collections du top trafic et utiliser un template pour le long tail.
Comment vérifier
Une fois publié, tapez site:votredomaine.com/collections/ dans Google et regardez les snippets. Si vous voyez encore du texte de menu, videz le cache Shopify (ça se rafraîchit en quelques heures) et demandez un recrawl depuis GSC.
Pourquoi les variantes de produit s’indexent-elles toutes seules ?
Les fiches produit Shopify génèrent des URLs du type /products/tshirt?variant=43281. Selon la documentation Shopify sur produits et variantes, le canonical de ces variantes devrait pointer vers le produit parent, mais beaucoup de thèmes custom (surtout ceux qui ajoutent des sélecteurs de couleur ou de taille en JS personnalisé) cassent ce comportement.
Dans l’audit que j’évoquais, j’ai trouvé 89 URLs de variantes indexées qui n’auraient pas dû l’être. Elles se concurrençaient entre elles et avec la fiche principale.
Le fix concret
Ouvrez votre template produit (sections/main-product.liquid dans les thèmes modernes type Dawn) et cherchez le canonical. S’il n’est pas forcé vers le produit parent, ajoutez-le dans layout/theme.liquid :
{%- if template contains 'product' -%}
<link rel="canonical" href="{{ shop.url }}{{ product.url }}">
{%- else -%}
<link rel="canonical" href="{{ canonical_url }}">
{%- endif -%}
Comme ça, même si l’utilisateur arrive via ?variant=1234, le canonical pointe toujours vers la fiche principale. Vérifiez avec site:votredomaine.com/products/ inurl:variant dans Google : s’il reste des résultats après deux semaines, vérifiez si vous avez une app de variantes qui injecte son propre <link>.
Sur cette même marque, l’app « Color Swatches » dupliquait le canonical avec une valeur différente. La désinstaller et appliquer le fix Liquid a fait tomber le nombre d’URLs indexées de 680 à 320 en quatre semaines.
Titres de produit identiques au H1
Je le vois dans quasiment toutes les boutiques neuves. Shopify, par défaut sur Dawn, imprime le même texte dans <title> et dans <h1>. Si votre produit s’appelle « T-shirt blanc bio », c’est ce que Google voit dans les deux. Techniquement, ce n’est pas une erreur : Google traite <title> et <h1> séparément. Mais vous gaspillez le <title>, qui est l’endroit où vous glissez l’intention commerciale (marque, catégorie, proposition).
Comment le détecter
Inspectez n’importe quelle fiche produit. Comparez le <title> avec le <h1> visible. S’ils sont rigoureusement identiques, vous passez à côté d’une occasion.
Le fix
Dans layout/theme.liquid, repérez <title> et modifiez-le pour les fiches produit :
{%- if template contains 'product' -%}
<title>{{ product.title }} | {{ product.vendor }} | {{ shop.name }}</title>
{%- else -%}
<title>{{ page_title }}{% if current_tags %} – tagged "{{ current_tags | join: ', ' }}"{% endif %}{% if current_page != 1 %} – Page {{ current_page }}{% endif %}{% unless page_title contains shop.name %} – {{ shop.name }}{% endunless %}</title>
{%- endif -%}
Ça ajoute vendor et nom de boutique au <title> sans toucher au H1 visible. Si vous avez un système de catégories avec des metafields, vous pouvez aussi y glisser la catégorie. Moins, c’est mieux : 60 caractères visibles maximum en SERP, selon les tests que publie régulièrement Moz.
Et si j’utilise une app SEO ?
Alors définissez le template depuis l’app et désactivez l’override dans le thème. Ne dupliquez jamais la logique : une seule source de vérité.
Robots.txt que vous ne pouviez pas toucher avant
Jusqu’en juin 2021, Shopify ne permettait pas d’éditer robots.txt directement. Depuis cette date, la plateforme permet de créer un fichier robots.txt.liquid dans le thème pour faire du override chirurgical. Ça a été annoncé par le Shopify Help Center dans son guide officiel d’édition du robots.txt. Pas mal de gens ne savent toujours pas que cette option existe.
Quand y toucher
Si vous avez des pages de recherche interne (/search?q=) indexées, si vous voulez bloquer une collection spécifique au crawler, ou si vous avez hérité d’URLs legacy qui n’ont rien à faire en crawl. N’y touchez pas sans raison claire.
Le fix
Dans l’éditeur de thème, créez templates/robots.txt.liquid et ajoutez ce qu’il vous faut. Exemple pour bloquer les recherches internes et une collection précise :
{% for group in robots.default_groups %}
{{- group.user_agent }}
{%- for rule in group.rules -%}
{{ rule }}
{%- endfor -%}
{%- if group.user_agent.value == '*' -%}
Disallow: /search
Disallow: /collections/ne-pas-publier
{%- endif -%}
{%- if group.sitemap -%}
{{ group.sitemap }}
{%- endif %}
{% endfor %}
La structure {% for group %} préserve les règles par défaut de Shopify (qui sont plutôt correctes) et n’ajoute que les vôtres. N’écrasez pas le fichier entier : vous casseriez le blocage des zones d’admin ou de checkout.
Vérification
Après publication, ouvrez votredomaine.com/robots.txt dans le navigateur et cherchez vos nouvelles lignes. Ensuite, allez dans GSC > Paramètres > Testeur de robots.txt pour confirmer que Google les lit.
Alt text vide sur les images produit
Shopify n’oblige pas à écrire un alt text au moment d’uploader une image. Selon le guide officiel d’accessibilité de Shopify, le champ existe mais reste facultatif. Conséquence : 90 % des boutiques que j’audite ont des trous. Sur la marque de cosmétique évoquée plus haut, 38 produits sur 212 avaient l’alt text vide sur au moins une image. On a corrigé en bulk en 30 minutes. ### Pourquoi ça compte
Deux raisons. D’abord, Google Images ramène encore du vrai trafic à l’ecommerce, surtout en cosmétique, mode et déco. Sans alt text, vos produits ne se positionnent pas sur les recherches visuelles. Ensuite, l’accessibilité : les utilisateurs de lecteurs d’écran ont besoin de cette info. Google récompense l’accessibilité comme partie de l’expérience de page.
Le fix en masse
Si vous avez peu d’images, éditez à la main. Si vous en avez des centaines, utilisez une app comme Alt Text Optimizer ou Image SEO Optimizer, ou un script via l’API. Template type : « {produit} - {couleur/variante} - {marque} ». Exemple : « T-shirt blanc bio - taille M - [marque] ». Pas de keyword stuffing. Une description naturelle qui aide quelqu’un qui ne voit pas l’image.
Vérification
Auditez avec un crawler comme Screaming Frog (gratuit jusqu’à 500 URLs) ou avec l’app que vous utilisez, en filtrant sur les images sans alt. Refaites-le chaque trimestre : chaque fois que vous uploadez un nouveau produit, l’alt part vide.
Sitemap limité : ce que Shopify n’inclut pas
Le sitemap Shopify est automatique et se génère sur /sitemap.xml. Il inclut produits, collections, pages et posts de blog. Ce qu’il n’inclut pas bien, ou pas du tout : les pages hreflang dans certains setups, les tags de blog comme entités indépendantes, ou des sous-routes custom créées via app. Vous ne pouvez pas l’éditer manuellement : Shopify ne le permet pas.
Dans mon expérience, le sitemap « fonctionne tout seul » pour 85 % des cas. Le problème apparaît avec Shopify Markets et plusieurs langues : seules les URLs du marché principal sont listées dans le sitemap principal. Google détecte, mais l’indexation complète prend plus de temps.
Le fix pratique
Trois étapes. Un, dans GSC, soumettez le sitemap principal et les sitemaps par langue si vous utilisez Markets (Shopify les génère sur /sitemap_*.xml). Deux, si vous avez des pages custom importantes qui n’apparaissent pas, utilisez « Inspection d’URL » dans GSC pour forcer l’indexation manuelle, une par une. Trois, n’installez jamais une app qui prétend « améliorer » le sitemap en l’écrasant : vous vous retrouvez avec deux sitemaps contradictoires.
Vérification
Ouvrez votredomaine.com/sitemap.xml et comptez les URLs d’un coup d’œil rapide. Comparez avec le nombre de produits + collections + pages + posts de blog que vous avez dans l’admin. L’écart vous dit ce qui manque.
URLs de blog avec /blogs/news/
Shopify crée par défaut un blog nommé « News » et met les posts dans /blogs/news/votre-article. Deux problèmes. Un, le slug « news » ne dit rien sur ce que vous publiez : si votre blog fait des guides SEO, le chemin /blogs/news/ est sémantiquement trompeur. Deux, la structure avec /blogs/ au pluriel est peu courante et peut perturber les utilisateurs qui tapent les URLs à la main.
Le fix
Dans Boutique en ligne > Blog > Gérer les blogs, créez un nouveau blog avec le handle que vous voulez (par exemple guide, ressources, apprendre). Déplacez les posts dedans. Shopify génère automatiquement des redirections 301 de l’ancienne URL vers la nouvelle, comme le documente le Shopify Help Center sur les redirections d’URL.
Vérifiez les redirections depuis GSC ou avec curl -I : l’ancienne URL doit renvoyer 301, pas 404 ni 200. Si elle renvoie 200, le déplacement ne s’est pas propagé et vous cannibalisez.
Schema markup manquant sur les pages custom
Dawn génère automatiquement le schema Product et Offer sur les fiches produit, selon la documentation de Shopify.dev sur les templates produit. Jusque-là, ça va. Le problème apparaît sur les pages custom : « À propos », « Contact », articles de blog avec structure FAQ ou HowTo. Dawn n’y ajoute pas de schema. À vous de le mettre à la main.
Le fix pour un FAQ Schema sur une page custom
Dans le template de la page custom (sections/page.liquid ou équivalent), ajoutez juste avant la fermeture </body> ou dans le <head> :
{%- if page.handle == 'faq' -%}
<script type="application/ld+json">
{
"@context": "https://schema.org",
"@type": "FAQPage",
"mainEntity": [
{
"@type": "Question",
"name": "Combien de temps dure la livraison ?",
"acceptedAnswer": {
"@type": "Answer",
"text": "Entre 24 et 72 heures ouvrées en France métropolitaine."
}
}
]
}
</script>
{%- endif -%}
Vérification
Utilisez le Rich Results Test de Google en collant l’URL publique. Il doit détecter un FAQPage valide, sans erreur.
Liens internes cassés après un changement de handle
Quand vous éditez le handle d’un produit dans Shopify (le slug URL), la plateforme crée automatiquement une redirection 301 de l’ancienne URL vers la nouvelle. Très bien. Ce qu’elle ne met pas à jour, ce sont les liens internes que vous avez mis dans les descriptions d’autres produits, dans des posts de blog ou dans des pages custom. Ces liens continuent à pointer vers l’ancien handle, traversent la redirection, et chaque saut affaiblit le signal.
Comment le détecter
Auditez avec Screaming Frog ou Ahrefs Site Audit. Filtrez sur « Internal 301 ». Chaque lien qui apparaît là est un lien que vous devriez mettre à jour pour qu’il pointe directement vers la destination finale.
Le fix
Modifiez manuellement les liens dans les descriptions de produit, les posts et les pages. Pas de raccourci Shopify pour ça. Il existe bien des apps type Broken Link Manager, mais dans mon expérience, c’est souvent plus rapide à la main si vous avez moins de 50 liens à corriger.
Et si je change beaucoup de handles ?
Planifiez. Faites tous les changements dans une même fenêtre (un après-midi), puis auditez, et corrigez les liens internes d’un bloc. N’allez pas changer les handles un par un sur plusieurs mois : vous accumulez des redirections en cascade qui vous prennent des heures à nettoyer.
Pages de recherche interne indexées
Shopify génère des URLs du type /search?q=tshirt+blanc quand un utilisateur fait une recherche. Si vous ne les bloquez pas, ces URLs peuvent arriver dans l’index Google. Résultat : des snippets de mauvaise qualité avec peu de produits, un contenu mince, et des crawlers qui se perdent dans des routes infinies. Google documente ce pattern comme un problème classique de budget de crawl dans son guide de gestion du crawl budget.
Le fix rapide
Ajoutez cette ligne au robots.txt.liquid que vous avez créé plus haut :
{%- if group.user_agent.value == '*' -%}
Disallow: /search
{%- endif %}
Autre option, si vous préférez le noindex (autorise le crawl mais bloque l’indexation), ajoutez dans layout/theme.liquid :
{%- if template contains 'search' -%}
<meta name="robots" content="noindex,follow">
{%- endif -%}
La différence est subtile. Disallow empêche le crawl (plus efficace pour le crawl budget). noindex autorise le crawl mais bloque l’indexation (plus flexible si vous voulez que les liens internes de ces pages continuent à transmettre du jus). Sur la plupart des boutiques, je préfère noindex,follow.
Vérification
Tapez site:votredomaine.com inurl:search dans Google. S’il reste des résultats après deux ou trois semaines, demandez le retrait depuis GSC > Retirer des URLs.
Est-ce que vos apps SEO se marchent dessus ?
C’est l’erreur la plus silencieuse et, dans mon expérience, la plus sous-estimée. Vous installez une app pour le schema (JSON-LD for SEO), une autre pour les canonicals (Smart SEO), une autre pour le sitemap (Sitemapper Pro), et chacune injecte son propre code dans le <head>. Ce que l’utilisateur voit sur le front, c’est une soupe de balises dupliquées : deux canonicals différents, deux blocs de schema qui se contredisent, trois titres meta.
Sur la marque de cosmétique, j’ai compté 4 apps différentes qui touchaient au <head>. Deux mettaient du schema Product avec des prix obsolètes, une autre un canonical qui pointait vers une URL différente de celle du thème, et la quatrième injectait de l’Open Graph dupliqué. Google ignorait une bonne partie du signal parce qu’il ne savait pas qui croire.
Comment le détecter
Inspectez le code source d’une fiche produit (pas le HTML rendu par JS, le HTML d’origine). Cherchez les occurrences de <link rel="canonical", <script type="application/ld+json">, <meta property="og:. S’ils apparaissent plus d’une fois, vous avez un conflit.
Le fix
Une seule app SEO par fonction. Désactivez le reste et vérifiez si quelque chose d’essentiel se casse. Si le thème génère déjà le schema et le canonical (Dawn le fait bien), beaucoup d’apps sont redondantes. La règle que j’applique : une app de schema si vous avez besoin de types que Dawn ne couvre pas, une de redirects/sitemap seulement si le natif Shopify est trop court, et rien de plus. J’ai vu des boutiques gagner en positionnement rien qu’en désinstallant trois apps SEO et en laissant le thème faire son travail.
Vérification
Après désinstallation, attendez 7-10 jours et revérifiez le code source. Utilisez le Rich Results Test et le Schema Markup Validator de Schema.org pour confirmer que vous avez toujours le schema voulu, sans doublons.
Que prioriser si vous n’avez qu’un après-midi ?
Si je dois vous donner un ordre de priorité, c’est celui-ci : d’abord, robots.txt.liquid pour bloquer /search et toute route poubelle. Ensuite, revoir les canonicals sur les fiches et les collections (le code plus haut). Enfin, l’alt text en masse avec une app ou en bulk. Ces trois correctifs vous prennent un après-midi et règlent l’essentiel des dégâts techniques sur une Shopify moyenne.
Ce qu’on laisse pour après : le schema sur les pages custom, la mise à jour des liens internes après les changements de handle, et l’audit des apps. C’est important, mais pas bloquant. Si vous partez d’une Shopify avec 500+ produits où personne n’a jamais rien touché, comptez plutôt deux à trois semaines de travail bien fait, pas un après-midi.
L’ordre de priorité dans l’audit SEO d’une Shopify se base sur le coût d’opportunité : selon Google Search Central, les URLs poubelles consomment du crawl budget et retardent l’indexation des pages qui comptent. C’est pour ça que bloquer
/searchet les variantes fantômes est souvent le premier mouvement rentable.
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Questions fréquentes
Combien de ces erreurs une Shopify moyenne a-t-elle d’habitude ?
Ça dépend de l’état du thème et du nombre d’apps. Dans mon expérience, une boutique qui n’est jamais passée par un audit SEO a entre 5 et 8 des 12 erreurs décrites actives. Une boutique avec une équipe technique interne ou avec des apps SEO bien configurées descend à 2 ou 3, en général sur les canonicals avancés ou le schema en pages custom. Les erreurs les plus tenaces sont l’alt text vide et les meta descriptions dupliquées : elles demandent un entretien continu.
Puis-je éditer robots.txt dans Shopify sans code ?
Oui, depuis 2021. Il faut créer un fichier robots.txt.liquid dans l’éditeur de thème (Boutique en ligne > Thèmes > Modifier le code > Templates > Ajouter un nouveau template). Pas besoin de savoir programmer, mais il faut copier correctement le template de base comme le documente le Shopify Help Center. Si vous écrasez le fichier entier sans utiliser {% for group in robots.default_groups %}, vous cassez les règles par défaut et vous risquez de désindexer des zones par accident.
Dawn génère-t-il tout le schema dont j’ai besoin ?
En général oui, pour les fiches produit. Dawn inclut Product, Offer et AggregateRating selon la documentation officielle de Shopify.dev. Là où il est court : le schema pour pages custom (FAQ, HowTo, Recipe, LocalBusiness), le schema Article avec auteur structuré, et certains cas de Review avec des champs avancés. Pour ces cas-là, il faut injecter du JSON-LD manuel via un snippet Liquid ou utiliser une app comme JSON-LD for SEO.
Ça vaut le coup de payer une app SEO dans Shopify ?
Ça dépend de ce que vous voulez résoudre. Pour du bulk alt text, des templates de meta descriptions, des redirects massifs ou du schema avancé, une app bien choisie fait gagner du temps et évite les erreurs. Pour les canonicals et le sitemap, le natif Shopify suffit souvent. Je recommande de commencer sans apps SEO, régler ce que vous pouvez dans le thème, et n’installer une app que quand vous avez un problème concret que le thème ne résout pas. Ça revient en général moins cher et plus propre.
Puis-je faire l’audit moi-même ?
Oui, si vous avez les bases en SEO technique. Outils gratuits : Screaming Frog (jusqu’à 500 URLs), Google Search Console, PageSpeed Insights, Rich Results Test. Ordre raisonnable : crawl complet avec Screaming Frog, puis revue des canonicals, titres et meta descriptions, puis validation du schema, puis Core Web Vitals dans GSC, et enfin audit des apps installées dans l’admin Shopify. Si vous trouvez plus de 4-5 erreurs sérieuses, ça peut valoir le coup de faire appel à une revue externe pour ne pas avancer à l’aveugle.
Pour finir
Shopify SEO n’est pas plus difficile que WordPress SEO, mais c’est différent. La plateforme vous enlève des problèmes (hébergement, schema de base, vitesse d’usine) et vous en donne d’autres (canonicals avec apps, sitemap rigide, robots.txt qu’on ne pouvait pas toucher avant 2021). La plupart des boutiques que j’audite ont les mêmes 4-5 erreurs qui reviennent, et presque toutes se règlent en moins d’un après-midi quand on sait où regarder.
S’il ne fallait garder qu’un conseil : avant d’installer une app SEO, regardez ce que votre thème fait d’usine. Dawn, à partir de 2021, fait plutôt bien son boulot. Beaucoup d’apps résolvent des problèmes que vous n’avez pas, et créent des conflits que vous aurez après. Moins, c’est mieux, aussi dans le <head>.
Si vous avez besoin d’aide pour auditer la vôtre, ou pour décider quoi corriger en premier, un audit SEO spécifique Shopify vous épargne des semaines d’essais.
Sources consultées : Shopify Help Center, Shopify.dev, Google Search Central, Moz, Schema.org.
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