Audit Google Ads : checklist en 10 étapes (2026)
Audit Google Ads en 10 étapes : conversions, termes de recherche, enchères, PMax. Sur 15 666 comptes, 25 % n'avaient aucun mot-clé négatif.
Dans cet article
Un audit Google Ads est une revue structurée du compte qui répond à deux questions : les données sur lesquelles vous prenez vos décisions sont-elles fiables, et où part l’argent qui ne revient pas ? L’ordre compte. Si le suivi des conversions est faux, tout ce que vous analysez ensuite (enchères, mots-clés, annonces) repose sur de mauvaises données.
Les raisons de le faire ne manquent pas. WordStream a analysé 15 666 comptes passés dans son outil gratuit Performance Grader entre janvier et novembre 2025 : le compte moyen gaspillait 1 127 $ par mois, 25 % n’avaient jamais ajouté un seul mot-clé négatif et 29 % n’avaient enregistré aucune conversion sur 90 jours (WordStream, résumé par PPC Land). Attention à l’échantillon : ce sont des comptes dont les propriétaires ont choisi de lancer le Grader, il ne représente donc pas tous les annonceurs. Mais les tendances correspondent à ce que je trouve quand j’ouvre un nouveau compte.
Ce guide reprend la checklist que j’utilise, adaptée pour que vous puissiez auditer Google Ads vous-même. Si vous cherchez encore un « audit AdWords », c’est la même chose : en juin 2018, Google a annoncé qu’AdWords devenait Google Ads (Google). Ce qui a changé, c’est le périmètre. Performance Max, AI Max et le mode Consentement n’existaient pas à l’époque, et ils font aujourd’hui partie de tout audit sérieux.
En 30 secondes :
- Auditez dans cet ordre : conversions, paramètres, termes de recherche, mots-clés, structure, enchères, annonces, Performance Max, pages de destination et budget.
- Dans l’étude WordStream (15 666 comptes, 2025), 25 % des comptes n’avaient aucun mot-clé négatif et 29 % n’avaient enregistré aucune conversion en 90 jours.
- Le Quality Score affiché est un outil de diagnostic : il n’entre pas tel quel dans l’enchère (Google). Il aide à trouver des problèmes ; votre KPI reste le CPA ou le ROAS.
- Depuis 2025, Performance Max dispose d’un rapport sur les termes de recherche, d’un rapport par canal (en bêta) et de listes de mots-clés négatifs au niveau de la campagne (Google). On peut maintenant l’auditer presque comme une campagne Search.
- Fréquence : un audit complet chaque trimestre, une revue rapide chaque mois.
Ce qu’est (et n’est pas) un audit Google Ads
Un audit, ce n’est ni le score d’optimisation ni l’onglet Recommandations. Ces outils proposent des changements que Google juge bons (plus de budget, requête large, plus d’automatisation), mais ils ne savent pas si votre marge supporte un CPA plus élevé, ni si la moitié de vos « conversions » sont des clics sur le numéro de téléphone de l’en-tête.
Un audit utile se termine par trois livrables :
- Une liste de problèmes classés selon ce qu’ils coûtent, même si le plus coûteux n’est pas le plus simple à corriger.
- Une estimation des dépenses qui ne servent à rien : termes hors sujet, campagnes sans conversion, zones géographiques hors de votre marché.
- Un plan de changements ordonné, car toucher aux enchères avant de corriger le suivi ne fait qu’accélérer le problème.
Avant de commencer
- Accès : demandez un accès standard ou administrateur. Avec un accès limité, vous risquez de ne pas voir une partie de la configuration, ni pouvoir lancer les diagnostics.
- Période : comparez les 90 derniers jours aux 90 précédents. Moins de 30 jours donne trop de bruit sur les petits comptes.
- Historique des modifications : il se trouve dans le menu Outils et conserve les 2 dernières années (Google) et explique souvent des baisses que personne ne se souvient avoir provoquées.
- Un tableur : une ligne par constat, avec les colonnes « quoi », « où », « impact estimé » et « changement proposé ».
Étape 1 : Vérifiez le suivi des conversions
Tout commence ici. Si les conversions sont mal configurées, le Smart Bidding optimise vers le mauvais objectif et chaque rapport que vous lirez ensuite vous induira en erreur. Dans les comptes que j’audite, c’est l’étape où je trouve le plus souvent quelque chose de cassé : conversions en double, balise déclenchée sur la mauvaise page, ou « clic sur l’e-mail » compté comme une vente.
Le doublon le plus courant a une signature reconnaissable : la balise d’achat est à la fois dans Google Tag Manager et codée en dur dans le modèle de la boutique (souvent ajoutée par un plugin ou par l’agence précédente). Dans Tag Assistant, la page de confirmation déclenche deux événements de conversion, et dans le compte les achats Google Ads tournent autour du double des commandes réelles sur la même période.
Quelles actions comptent et comment elles sont configurées
- Statut de chaque action. Dans Objectifs > Conversions > Récapitulatif, regardez la colonne « État du suivi ». Si une action affiche « Non validé », « Balise inactive » ou « Attention requise », Google vous permet de lancer Tag Assistant directement depuis ce tableau pour la diagnostiquer (Google).
- Principale ou secondaire. Seules les actions principales alimentent la colonne « Conversions » utilisée par les enchères ; les secondaires restent dans « Toutes les conversions » à titre d’observation (Google). L’erreur classique : une micro-conversion (temps passé, défilement, clic WhatsApp) définie comme principale à côté de l’achat ou du lead réel.
- Valeurs. Une valeur fixe de 1 pour tout rend le ROAS cible absurde. En e-commerce, la valeur doit être dynamique depuis le panier. En B2B, attribuez des valeurs différentes selon la qualité du lead ou importez des conversions hors ligne depuis votre CRM (voir les conversions hors ligne pour Google Ads B2B).
Qualité du signal : conversions améliorées, consentement et rapprochement avec les ventes
- Conversions améliorées. Elles envoient vos données client propriétaires (e-mail, téléphone) hachées en SHA256 pour améliorer la mesure (Google). Vérifiez qu’elles sont actives et que le rapport de diagnostic ne signale pas d’erreur.
- Mode Consentement v2. Si vous avez des utilisateurs dans l’Espace économique européen, Google exige de recueillir leur consentement et de lui transmettre ces signaux ; sans eux, vous perdez des fonctions de personnalisation et de mesure pour ces utilisateurs (Google). Vérifiez que votre bannière cookies transmet bien les paramètres
ad_user_dataetad_personalization. - Comparaison avec la source de vérité. Comparez les conversions Google Ads aux commandes de votre boutique ou aux leads de votre CRM sur la même période. Elles ne correspondront pas à 100 % (attribution, consentement, fenêtres), mais un gros écart inexpliqué signale un problème d’implémentation.
Étape 2 : Contrôlez les paramètres de chaque campagne
Contrôler les paramètres, c’est vérifier campagne par campagne où, sur quels réseaux et avec quelles automatisations vos annonces sont diffusées. Ces choix se font une fois à la création de la campagne et sont rarement revus, d’où les dépenses inutiles qu’ils cachent : trafic hors de votre marché, réseaux que personne n’a choisis ou changements appliqués par Google tout seul.
- Options de zone géographique. Par défaut, Google utilise « Présence ou intérêt », qui inclut des personnes qui ne sont pas dans votre zone mais s’y sont intéressées (Google). Si vous ne vendez ou n’intervenez que dans un pays, passer à « Présence » est généralement le bon choix. Ouvrez ensuite le rapport sur les zones géographiques : quand l’option large laisse passer du trafic, cela se voit vite, avec des clics depuis des pays où vous ne vendez pas ou, pour une activité locale, depuis des régions que vous ne desservez pas.
- Réseaux. Dans les campagnes Search, vérifiez si le Réseau Display et les partenaires du Réseau de Recherche sont activés. Ce n’est pas toujours mauvais, mais quelqu’un doit les avoir activés en connaissance de cause. Segmentez les performances par réseau avant de trancher.
- Recommandations appliquées automatiquement. Dans Recommandations > Application automatique, regardez quels types sont actifs. Ce qui a été appliqué figure dans l’onglet « Historique » et dans l’Historique des modifications (Google). J’ai vu des comptes dont les types de correspondance avaient été élargis de cette façon sans que l’annonceur le sache.
- Éléments créés automatiquement. Les titres et descriptions générés à partir de votre site peuvent être justes, ou promettre des choses que vous ne proposez plus. Relisez-les.
- Calendrier et appareils. Regardez les performances par heure, jour et appareil avant d’ajouter des ajustements. Avec le Smart Bidding, le système ajuste déjà le montant de l’enchère en temps réel, donc la vraie question est souvent ailleurs : y a-t-il une plage horaire ou un appareil à exclure complètement ?
Étape 3 : Analysez les termes de recherche et les mots-clés négatifs
C’est l’étape la plus rentable à court terme dans presque tous les comptes. Dans l’étude WordStream, les comptes avec au moins un mot-clé négatif avaient un taux de conversion moyen de 13 %, contre 4,6 % pour ceux qui n’en avaient aucun (PPC Land). C’est une corrélation : ceux qui ajoutent des négatifs gèrent souvent mieux tout le reste, et une partie de l’écart vient de là. Reste que peu d’actions d’audit coûtent aussi peu.
Ce qu’il faut faire :
- Ouvrez le rapport sur les termes de recherche des 90 derniers jours. Google omet les termes à faible volume pour des raisons de confidentialité (Google), vous verrez donc l’essentiel des dépenses, mais jamais 100 %.
- Triez par coût et filtrez les termes sans conversion. Tout ce qui a une dépense notable et ne correspond pas à votre offre est candidat au négatif.
- Cherchez des motifs, pas seulement des termes isolés : « gratuit », « formation », « emploi », « occasion », marques concurrentes sur lesquelles vous ne voulez pas enchérir, produits que vous ne vendez pas. Ces motifs vont dans des listes de mots-clés négatifs partagées.
- Si vous utilisez AI Max dans vos campagnes Search, le rapport affiche « AI Max » comme type de correspondance et une colonne source qui indique si la correspondance vient de la requête large ou de la technologie sans mot-clé (Google). Examinez ces termes à part.
- Utilisez les mots-clés négatifs au niveau du compte pour ce que vous ne voulez dans aucune campagne. La limite est de 1 000 par compte, et ils s’appliquent à l’inventaire Search et Shopping des campagnes Search, Performance Max, Shopping, intelligentes, locales et pour applications (Google).
J’ai des guides dédiés sur la lecture du rapport sur les termes de recherche et sur la stratégie et les listes de mots-clés négatifs.
Étape 4 : Passez en revue mots-clés, correspondances et Quality Score
L’étape précédente regardait ce que Google vous donne. Celle-ci examine ce que vous lui demandez.
Mots-clés et types de correspondance :
- Mots-clés sans impression depuis 90 jours : supprimez-les ou regroupez-les. Ils n’apportent que du bruit.
- Mots-clés avec dépenses et sans conversion : est-ce un problème d’intention (mauvais mot-clé) ou de page (bon mot-clé, mauvaise page de destination) ?
- Requête large : elle fonctionne bien avec le Smart Bidding et un suivi des conversions solide. Sans les deux, c’est généralement la première source de termes hors sujet. Plus de détails dans le guide des types de correspondance.
- Mots-clés en double dans plusieurs groupes ou campagnes qui se font concurrence.
Le Quality Score, bien interprété :
Google le décrit comme « un outil de diagnostic » et précise que le Quality Score affiché (« Niveau de qualité » dans l’interface française) n’entre pas tel quel dans l’enchère publicitaire (Google). Il va de 1 à 10 et repose sur trois composantes : taux de clics attendu, pertinence de l’annonce et expérience sur la page de destination. Il ne s’affiche que pour les mots-clés avec suffisamment de recherches en correspondance exacte.
Pour l’auditer, ajoutez les colonnes Quality Score et celles de ses trois composantes, filtrez vos mots-clés les plus coûteux et repérez la composante « Inférieure à la moyenne ». Chacune pointe vers une correction différente :
| Composante faible | Ce que cela signifie souvent | Où corriger |
|---|---|---|
| Taux de clics attendu | L’annonce ne se démarque pas pour cette recherche | Titres, éléments, groupes plus thématiques |
| Pertinence de l’annonce | Le mot-clé et l’annonce parlent de choses différentes | Diviser le groupe d’annonces, réécrire les RSA |
| Expérience sur la page de destination | La page ne répond pas à la recherche, ou se charge mal | Page dédiée, vitesse, message |
Dans l’étude WordStream, le Quality Score moyen se situait entre 5 et 6, seuls 12 % des comptes atteignaient 8 ou plus et 36 % restaient sous 4 (PPC Land). Le guide du Quality Score détaille ce qui le fait vraiment bouger.
Étape 5 : Évaluez la structure du compte
Auditer la structure, c’est vérifier si le découpage des campagnes et des groupes d’annonces vous permet de lire les résultats et donne au Smart Bidding assez de données. Une mauvaise structure rend l’optimisation impossible, parce qu’elle mélange des recherches qui demandent des annonces, des enchères et des pages différentes.
Signaux d’alerte :
- Marque et hors marque dans la même campagne. La marque convertit beaucoup moins cher et « subventionne » le hors marque dans les rapports : vous ne savez jamais si le hors marque est rentable.
- Groupes d’annonces avec des mots-clés d’intentions différentes. Règle pratique : si vous ne pouvez pas écrire une annonce qui colle à tous les mots-clés du groupe, il faut le diviser.
- L’inverse : des dizaines de campagnes avec très peu de conversions chacune. Le Smart Bidding a besoin de volume, et trop fragmenter le prive de données.
- Performance Max et des campagnes Search ou Shopping qui visent le même trafic sans que personne n’ait défini le rôle de chacune. En cas de doute, lisez Google Shopping vs Performance Max.
Il n’existe pas de structure parfaite universelle. La bonne est celle qui vous permet de voir séparément ce qui a des marges, des intentions ou des budgets différents.
Étape 6 : Vérifiez la stratégie d’enchères
Le Smart Bidding fonctionne bien quand il dispose de données fiables et suffisantes. Sans elles, il fait souvent moins bien que des enchères manuelles bien pilotées.
Ce qu’il faut vérifier :
- Volume minimum. Pour le ROAS cible en Search et Shopping, Google demande au moins 15 conversions sur les 30 derniers jours (Google). C’est le minimum pour l’activer. À ce volume tout juste atteint, l’objectif reste instable.
- Objectifs réalistes. Si le ROAS cible est très au-dessus du ROAS réel des derniers mois, la campagne cesse d’enchérir et perd des impressions. Comparez l’objectif à l’historique avant d’accuser l’algorithme.
- Apprentissage. Changer de stratégie ou de paramètres, ajouter ou retirer des mots-clés peut renvoyer une campagne en « Apprentissage ». Google indique que le calibrage peut prendre quelques cycles de conversion, généralement un ou deux (Google). Si l’Historique des modifications montre des changements chaque semaine, la campagne ne finit jamais d’apprendre.
- Stratégie cohérente avec l’objectif. Maximiser les clics sur une campagne censée vendre, ou maximiser les conversions sans plafond quand les marges sont serrées : deux erreurs fréquentes.
Pour choisir la bonne stratégie selon le cas, consultez le guide du Smart Bidding.
Étape 7 : Auditez les annonces et les éléments
Cette étape vérifie si vos annonces ont assez de titres et d’éléments, si l’épinglage est réfléchi et si le message écarte ceux qui n’achèteront pas. Une annonce qui attire des clics de gens qui n’achèteront jamais gaspille autant qu’une annonce sur laquelle personne ne clique.
Checklist des annonces :
- Annonces responsives sur le Réseau de Recherche. Elles acceptent jusqu’à 15 titres de 30 caractères et 4 descriptions de 90 (Google). Des groupes avec 3 ou 4 titres donnent très peu de matière au système.
- Épinglage. Google ne recommande pas l’épinglage pour la plupart des annonceurs, car il limite les combinaisons. Dans l’étude Optmyzr portant sur environ 20 000 comptes (avril 2026), l’épinglage partiel obtenait le meilleur CPA moyen (Optmyzr). Si tout est épinglé, revoyez-le.
- Longueur des titres. Dans la même étude, les titres de moins de 20 caractères affichaient un CPA moyen de 9,35 $, contre 18,27 $ pour les titres de 21 à 30 caractères. Les comptes sont ceux de clients Optmyzr, plutôt expérimentés : voyez-y une hypothèse à tester dans votre propre compte.
- Message. L’annonce mentionne-t-elle le prix, le délai, la garantie ou ce qui vous distingue ? Ou pourrait-elle être celle de n’importe quel concurrent ?
- Éléments (liens annexes, accroches, extraits structurés, images). Vérifiez qu’ils existent, pointent vers des pages qui fonctionnent et n’annoncent pas d’offres expirées.
Pour tester vos variantes de texte avec méthode, voyez le guide des tests d’annonces RSA.
Étape 8 : Auditez Performance Max
Pendant des années, auditer Performance Max était presque impossible faute de données. Cela a changé en 2025 : Google a lancé en bêta le rapport de performance par canal lors du Google Marketing Live et étendu les statistiques complètes des éléments à toutes les campagnes ; en août 2025, il a ajouté le rapport sur les termes de recherche pour toutes les campagnes PMax et les listes de mots-clés négatifs au niveau de la campagne (Google).
Ce qu’il faut examiner :
- Rapport par canal. Quelle part des dépenses va au Réseau de Recherche, à Shopping, au Display, à YouTube ou à Gmail ? Si l’essentiel part vers des canaux qui ne convertissent pas pour votre activité, vous avez un problème d’éléments ou de signaux.
- Termes de recherche. Comme à l’étape 3. Si PMax capte vos recherches de marque, comparez avec votre campagne de marque.
- Mots-clés négatifs. Les négatifs PMax s’appliquent uniquement à l’inventaire Search et Shopping (Google).
- Groupes d’éléments. Statistiques par élément : quelles images, vidéos et textes génèrent des conversions, et lesquels ne font que dépenser.
- Flux (en e-commerce). Produits refusés, titres pauvres, prix obsolètes. PMax ne peut pas vendre ce que le flux décrit mal.
Le guide Performance Max pour l’e-commerce approfondit la structure et les signaux.
Étape 9 : Vérifiez les pages de destination
L’annonce promet, la page tient parole ou non. En cas de décalage, le taux de conversion baisse, ainsi que la composante « expérience sur la page de destination » du Quality Score.
Ce qu’il faut vérifier :
- Correspondance avec l’intention. Si l’annonce parle de « chaussures de trail femme », la page doit montrer exactement cela, pas la catégorie générale chaussures.
- Vitesse. La référence de Google est un LCP (Largest Contentful Paint) de 2,5 secondes ou moins au 75e percentile des chargements, sur mobile comme sur ordinateur (web.dev).
- Un CTA clair, que personne n’a besoin de chercher.
- Des formulaires qui fonctionnent. Cela paraît évident, mais remplissez vous-même le formulaire ou passez une commande test. C’est le seul moyen de confirmer que la conversion s’enregistre.
- Mobile. Ouvrez chaque page sur un vrai téléphone et remplissez le formulaire avec le pouce, comme le ferait un client.
- Si vous utilisez AI Max, vérifiez l’extension de l’URL finale : elle peut envoyer du trafic vers des pages que vous n’avez pas choisies. Les exclusions d’URL servent précisément à l’éviter (Google).
Étape 10 : Revoyez le budget et sa répartition
La dernière étape ramène tout à l’argent : elle vérifie si le budget se trouve là où est la rentabilité, et combien part vers des campagnes, groupes et termes qui ne rapportent rien. C’est aussi le chiffre qui vous aidera le plus à défendre vos changements auprès de la personne qui décide.
- Taux d’impressions perdu (budget) vs perdu (classement). Si une campagne rentable perd des impressions à cause du budget, elle est bridée. Si elle les perd à cause du classement, le problème vient des enchères ou de la qualité, et plus de budget n’y changera rien.
- Dépenses sans retour. Additionnez les dépenses des campagnes, groupes et termes sans conversion sur 90 jours. C’est ce chiffre que vous présentez à la personne qui décide.
- Répartir selon la marge. Une campagne qui vend beaucoup de produits à faible marge peut rapporter moins qu’une plus petite.
Comment prioriser ce que vous trouvez
Un audit complet fait rarement ressortir un seul problème : il en ressort une longue liste. Si vous appliquez tous les changements en même temps, vous ne saurez pas ce qui a marché et vous renverrez plusieurs campagnes en apprentissage d’un coup. J’applique les changements en quatre vagues :
- Ce qui fausse les données. Conversions en double, micro-conversions en principales, valeurs erronées. Cela passe en premier même sans économie directe, parce que tout le reste en dépend.
- Les dépenses qu’on peut couper sans risque. Négatifs, options de zone géographique, réseaux que personne n’a choisis, éléments automatiques qui promettent ce que vous n’offrez pas. Ces changements touchent rarement l’apprentissage des enchères.
- Ce qui touche l’apprentissage. Structure, stratégie d’enchères, objectifs de ROAS ou de CPA. Un changement par campagne, noté avec sa date, et au moins un cycle de conversion avant de le juger.
- Ce qui se valide par un test. Annonces, pages de destination, AI Max. Ici, il faut un test ou, au minimum, une comparaison avant/après datée.
La colonne « changement proposé » de votre tableur devrait aussi indiquer le numéro de vague.
Checklist récapitulative
| Étape | Où regarder | Signal d’alerte |
|---|---|---|
| 1. Conversions | Objectifs > Conversions > Récapitulatif | États « Non validé » ou « Balise inactive » ; micro-conversions en principales |
| 2. Paramètres | Paramètres de campagne | « Présence ou intérêt » sans raison ; Display activé en Search par défaut |
| 3. Termes de recherche | Rapport sur les termes | Dépenses sur des termes hors offre ; aucune liste de négatifs |
| 4. Mots-clés et QS | Mots-clés + colonnes QS | Mots-clés coûteux avec composantes « Inférieure à la moyenne » |
| 5. Structure | Vue campagnes | Marque et hors marque mélangées ; beaucoup de campagnes avec très peu de conversions |
| 6. Enchères | Stratégies d’enchères + Historique | Objectifs très au-dessus de l’historique ; changements hebdomadaires |
| 7. Annonces | Annonces et éléments | RSA avec peu de titres ; tout épinglé ; offres expirées |
| 8. Performance Max | Rapport par canal, termes, éléments | Dépenses concentrées sur des canaux sans conversion |
| 9. Pages de destination | Le site, PageSpeed | LCP lent ; formulaires jamais testés |
| 10. Budget | Taux d’impressions | Campagnes rentables limitées par le budget |
À quelle fréquence auditer Google Ads
Melissa Mackey, de Compound Growth Marketing, recommande d’auditer les comptes au moins une fois par trimestre pour éviter que de petites erreurs ne deviennent des problèmes coûteux (Optmyzr, 2025). Je suis d’accord, avec une nuance : certaines vérifications ne peuvent pas attendre trois mois.
Revue mensuelle (environ 30 minutes) :
- Nouveaux termes de recherche et négatifs.
- Statut des actions de conversion.
- Recommandations appliquées automatiquement et Historique des modifications.
Audit trimestriel (une demi-journée pour un compte de 10 à 20 campagnes) :
- Les 10 étapes de ce guide.
- Objectifs de ROAS ou de CPA face à votre marge actuelle.
- Structure : reflète-t-elle encore votre façon de vendre aujourd’hui ?
Un audit supplémentaire après tout changement important : nouveau site, migration des balises, changement de stratégie d’enchères, ou reprise du compte d’un autre prestataire. Si vous êtes en milieu d’année, j’ai aussi une checklist d’audit de campagnes à mi-année, plus orientée planification.
Si vous préférez que je m’en charge
Ce guide vous permet de faire l’audit vous-même. Mais auditer son propre compte a une limite : il est difficile de voir les erreurs qu’on a soi-même configurées, et certains problèmes (attribution, mode Consentement, chevauchement entre PMax et Search) demandent de les avoir vus dans beaucoup de comptes pour les reconnaître vite.
Je suis Lionel Fenestraz, consultant Google Ads freelance, Google Partner et CXL Certified Optimizer, avec plus de 7 ans de gestion de comptes pour des entreprises en Espagne et sur d’autres marchés. Voici comment se déroule mon audit :
- Un appel gratuit de 30 minutes. Je parcours votre compte avec vous en direct et je vous signale les 2 ou 3 problèmes qui vous coûtent le plus. Pas de discours commercial imposé ; si vous n’avez pas besoin d’aide, je vous le dis.
- Un audit complet, si nous décidons de travailler ensemble. Il couvre les 10 étapes de ce guide et se termine par une liste de changements classés par impact. Il peut prendre la forme d’une mission de conseil ponctuelle (je vous remets le plan et votre équipe l’applique) ou marquer le début de la gestion, dans le cadre de la mise en place initiale, qui comprend aussi la restructuration et la configuration de GA4 et des conversions améliorées.
- Je travaille dans votre compte, jamais dans un compte d’agence. Si nous arrêtons un jour, l’historique reste à vous.
Réservez l’appel de 30 minutes ou découvrez ma façon de travailler sur la page consultant Google Ads freelance. Si vous voulez d’abord connaître les tarifs, ils sont dans combien coûte un consultant Google Ads.
Questions fréquentes sur l’audit Google Ads
Combien de temps prend un audit Google Ads ?
Pour un compte moyen (10 à 20 campagnes), un premier audit complet me prend environ une demi-journée. La première fois que vous le ferez vous-même, comptez plus, car une partie du travail consiste à comprendre comment le compte a été construit. Les suivants sont plus rapides parce que vous savez déjà où regarder.
Un audit AdWords, est-ce la même chose qu’un audit Google Ads ?
Oui. Google a annoncé en juin 2018 le passage d’AdWords à Google Ads, et l’audit suit la même logique. Ce qui change, c’est le contenu : il faut aujourd’hui vérifier aussi Performance Max, AI Max, les conversions améliorées et le mode Consentement, qui n’existaient pas sous l’ancien nom.
Le score d’optimisation vaut-il un audit ?
Non. Le score d’optimisation mesure combien de recommandations de Google vous avez appliquées ou ignorées. Beaucoup sont utiles, mais aucune ne vérifie si vos conversions sont réelles ni si votre CPA est rentable. Considérez-le comme une source d’idées parmi d’autres.
Que vérifier en premier si mon compte perd de l’argent ?
Le suivi des conversions (étape 1) et les termes de recherche (étape 3). Si les conversions sont fausses, vous ne savez pas ce qui fonctionne. Sans négatifs, vous payez pour un trafic qui n’achètera jamais. Corrigez ces deux points avant de toucher aux enchères ou au budget.
Peut-on auditer une campagne Performance Max ?
Oui. Depuis 2025, Performance Max dispose du rapport sur les termes de recherche, de statistiques complètes des éléments, d’un rapport par canal (en bêta) et de listes de mots-clés négatifs au niveau de la campagne (Google). Elle reste moins transparente qu’une campagne Search, mais on dispose désormais d’assez de données pour l’auditer avec méthode.
Puis-je auditer mon compte moi-même ou faut-il un professionnel ?
Avec ce guide, vous pouvez le faire vous-même. Faire appel à quelqu’un d’extérieur a plus de sens si le compte combine plusieurs types de campagnes (Search, Shopping, PMax), si le suivi inclut des conversions hors ligne, ou si les résultats se dégradent depuis des mois sans que vous sachiez pourquoi. Dans ce cas, un appel de 30 minutes suffit généralement pour savoir s’il vaut la peine d’aller plus loin.
Sources
Sources principales. Les pages d’aide Google utilisées à chaque étape sont liées dans le texte.
- WordStream. Our Biggest Google Ads Performance Study Yet: What We Found. wordstream.com. Données de janvier à novembre 2025.
- PPC Land. Most Google Ads accounts waste $1,127 a month, study of 15K accounts finds. ppc.land. Février 2026.
- Aide Google Ads. About Quality Score. support.google.com.
- Aide Google Ads. Unlock more visibility and control in Performance Max. support.google.com. Août 2025.
- Aide Google Ads. How AI Max for Search campaigns works. support.google.com.
- Aide Google Ads. About account-level negative keywords. support.google.com.
- Aide Google Ads. About Target ROAS bidding. support.google.com.
- Aide Google Ads. Duration of the learning period for campaigns and what affects it. support.google.com.
- Aide Google Ads. About responsive search ads. support.google.com.
- Aide Google Ads. Updates to consent mode for traffic in the EEA. support.google.com.
- Optmyzr. Google RSA performance study. optmyzr.com. Avril 2026.
- Optmyzr. How to conduct a Google Ads audit. optmyzr.com. Août 2025.
- web.dev. Largest Contentful Paint (LCP). web.dev.
Vos campagnes publicitaires
pourraient-elles mieux performer ?
30 minutes pour analyser votre situation et vous dire exactement ce que je changerais. Sans pitch, sans proposition commerciale.